Droits actuels des prostituées

   

II - Droits actuels des prostitués 

A/ Activisme* de certaines prostitués depuis 1970.

"Les droits fondamentaux de l'être humain sont le droit à la vie, l'intégrité physique et psychologique, le droit au respect de la vie privé, la liberté d'aller et venir, le droit à la dignité".

Malheureusement aucun de ces droits n'est respectés pour les personnes qui pratiquent la prostitution et dans le cas d'exploitation sexuel. C'est pourquoi, un groupe d'activiste qui se fait appeler "les putes", composés de prostituées, femmes et transpédégouines, dont le but est l'auto support et la lutte contre la putophobie, a été crée.

C'est suite à la conférence européenne des "sex- workers" (travailleur du sexe) à Bruxelle qui eut lieu le 15,16 et 17 octobre 2006, que ce groupe d'activiste  fut crée.

Ce groupe veux affirmer un sentiment de fierté d'appartenance à ceux qu'ils appellent une "communauté pute", et d'une conviction qui nécéssite une démarche activiste, "afin de faire reconnaître notre métier et nos droits humains". déclare une prostituée.

La conférence de Bruxelle a mené à la rédaction d'une "déclaration des droits des travailleuses du sexe" (disponible sur le site www.lesputes.org ),ainsi que la rédaction d'un manifeste. Un manifeste est un écrit public par lequel un chef d'état, un gouvernement, un parti...etc expose son programme son point de vu ou rend compte de son action.

"Les putes", ce groupe d'activiste  est très remonté contre la classe politique qui les place au  statut de délinquance ou de victime, ils veulent la fin de ce qu'ils appellent la"putophobie". Ce groupe est "contre la putophobie de Sarkozy ou de ceux qui veulent nous abolir, nous répondons par la fierté" proclamèrent "les putes". C'est pourquoi, pour le troisième anniversaire de la loi sur la sécurité intérieur mise en place par Nicolas Sarkozy pour combattre la prostitution, une pute-pride fut organisée le samedi 18 mars2006.

* Activisme:Attitude  moral qui insiste sur les nécessités de la vie et de l'action, plus que sur les principes

B/ Loi Sarkozy.

                Le 18 Mars 2003,Nicolas Sarkozy entant que premier ministre, décréta une loi contre le racolage*visible.De plus le deuxième objectif de cette loi est de sortir les prostituées des griffes du réseaux de proxénètes. .Cette loi de sécurité intérieur affichait deux objectifs: rassurer les riverains , lutter ainsi contre la prostitution

La loi à en effet rendu la prostitution moins visible en «nettoyant » les trottoirs. Ainsi ceux qui sont satisfait de cela sont les riverains qui voit leurs rues « propres » car effectivement une grandes majorité des gens voient en la prostitutions une activité sale, ne cherchant pas plus loin .De plus le ministre de l'intérieur à l'époque (Nicolas Sarkozy ) à en croire ces calculs annonceraient que le nombres de prostituées visible auraient baissé et même qu'elle auraient chuté de 40% à Paris .Mais il semble bien que cette loi n'est satisfait que ces deux catégories de personnes. Donc à savoir Nicolas Sarkozy et les riverains.

 Car cette loi a déclenchée de nombreuses contestations des membres des associations. Mais aussi des critiques de juges et bien entendu un desacord complet des prostituées. Pour ces personnes la loi n'a pas de définition cohérente avec les actes de la police qui en plus de punir le racolage de deux moi d'emprisonement et de 3750 euro d'amande. En « profite » pour expulser les prostituées sans papier , ou négocie avec  elles pour remonter jusqu'à la source du réseaux. Effectivement c'est cela qui intéressent le gouvernement. Comme le déclare Yves Colleu, procureur de Versaille «  l'utilité de la loi  est d'allonger les gardes à vue des prostituées pour pouvoir obtenir des informations ». Lui-même classe de nombreux procès verbaux pour racolage passif sans suite.

Ainsi la loi Sarkozy va permettre grâce aux interpellations pour racolage passif ,d'entendre les prostituées et de tenter de remonter jusqu'aux réseaux de proxénétisme. Car la loi oblige en quelque sorte les prostituées clandestines à dénoncer les souteneurs et les passeurs pour obtenir , si elles coopèrent une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) plus un droit de travail et la loi leur assure une protection, et un hébergement, pour solliciter de leur part une dénonciation. Mais les prostituées doute de la cohérence entre théorie et pratique, donc peut d'entre elles avouent . Alors elles sont expulsées.

Ce que le gouvernement ignore c'est que ces réseaux sont des cercles vicieux. Les femmes sont menacées financièrement ( en plus de toutes menaces sociales et physiques qu'elles peuvent recevoir) celles-ci doivent rembourser près de 45000€ pour se libérer des dettes de passages (transport, papier) et d'hébergement ce qui représentent entre 3 et 5 ans d'esclavages « du coup, les étrangères prisent en flagrant délit de racolage mentent et se font expulser, mais finissent par revenir tôt ou tard parce qu'elles doivent rembourser les réseaux ».

Mais cette loi est fortement critiquée par les membres d'associations .Christophe Careshe adjoint au maire de Paris et acteur associatif de la Fondation Scelle conteste les propos de Nicolas Sarkozy, en déclarant que « prendre pour base un comptage visuel n'est pas sérieux quand on sait que la loi a eu pour effet de déplacer les prostituées vers des lieux moins exposé ». De plus, Chistophe Careshe est catastrophé car pour lui « la loi a eu pour conséquence de diminuer leurs revenus, et, en les condamnant à la clandestinité,d'accroître la pression des réseaux ». Pour les membres des associations le pire est de perdre la trace des personnes qui sont en fuite par cette loi,alors qu'elles encourent des risques sanitaires terribles. Cette loi a rendu plus difficiles et plus dangereuses les conditions de vie des prostituées.

Pour le gouvernement, la prostitution n'est traité que comme un trouble de l'ordre public. Aucune politique de fond n'est réellement engagée. Les seuls buts semblent être en réalité: la répression de l'immigration clandestine et le « nettoyage » des trottoirs qui n'est que la partie visible de la prostitution. La partie caché avec les proxénètes ne se règle pas.

Pour Daniele Guehenneuc, avocate « le racolage est une action et la passivité son contraire. C'est donc le client qui racole et la prostitué que l'on condamne ». Tout cela pour montrer que la police et la justice ne s'en sortent pas.

  

*Racolage : Le fait d'aborder un client par tout moyen, y compris par une attitude même passive de procéder publiquement au racolage d'autruit en vue de l'inciter à des relations sexuelles en échange de rémunérations.

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Commentaires (2)

1. richar 14/03/2008

ah ben ouais pour sarkozy et tout ceus qui l'entour c'est seulment de ne pas voir les prostitué mais la lois ne rédui pas le nombre de prostitué mais elle se déplace simplement nimport koi !

2. George 18/03/2008

tout a fait cela n'a fait que déplacé et non réduire ou supprimer chose casi impossible!!

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